Claude Arnaud Bonenfant

L'idée de faire parler le mont Arthabaska lui-même a surgi rapidement lorsque j'ai décidé que mon texte devait inclure certaines informations d'ordre historique. Mais une performance n'est pas un cours de géographie ou d'anthropologie; alors quoi de mieux que d'utiliser cette bonne vieille figure d'analogie qu'est la personnification. Prêter ma voix...

Le concept des sculptures associées aux quatre éléments et aux points cardinaux, l'archétype le plus fondamental qui soit, imposait d'une certaine façon de recourir à des données élémentaires. Un mont est une masse, un volume de terre déplacé à un moment donné par le feu central. Un nouveau territoire en haute altitude. Mais où est l'eau? Quel bonheur quand on me confirme qu'on a déjà retrouvé des ossements de baleine à Daveluyville. Le mont a sûrement déjà été une île. Tout est en place pour inventer une belle histoire...

Tout s'enchaîne. Le mont Arthabaska qui raconte son histoire, c'est le temps qui s'abolit, c'est la grâce d'un instant perpétuel qui vient fusionner les quatre éléments. D'où le concept d'un certain baptême par l'eau. La glace, eau captive, devient libre sous l'effet de la chaleur ambiante et lave la matière. Rituel symbolique on ne peut plus nécessaire en cette journée du 15 septembre 2001.

Mes remerciements à M. Gilles Delisle, professeur au Cégep de Victoriaville pour la validation de certaines informations, à Mme Nicole O'Bomsawin du musée des Abénakis (Odanak) pour son aimable collaboration et à M. Guy Rivard de Rabaska multimédia pour le traitement audacieux et à mon avis parfaitement approprié des photos qui accompagnent le texte de la performance.


Claude Arnaud Bonenfant
bonenfant.rivard@sympatico.ca

FORMATION

1982

Maîtrise en lettres françaises de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) : mémoire de création sous la supervision du poète Gatien Lapointe.
1973 Baccalauréat spécialisé en littérature québécoise, UQTR.
1970 DEC en lettres au Cégep de Trois-Rivières.

ENSEIGNEMENT

1989-...

professeur au Département de français et au programme Arts et lettres (théâtre) du Cégep de Victoriaville.
1977-1989 professeur de littérature au Cégep de Shawinigan (au Cégep de Trois-Rivières de 1983 à 1986)
1973-1977 professeur suppléant dans des écoles secondaires de Trois-Rivières et au COFI de Cap-de-la-Madeleine.

ÉCRITURE MULTIMÉDIA

2000

Chroniques à la mer.

Ces chroniques littéraires réparties sur la session de l'hiver 2000 rendent compte de préoccupations en rapport avec les cours que je dispense (ex.: « Lettre à Neruda » pour le cours Langages des arts et des lettres ou « La dernière Cène » pour Productions théâtrales), d'événements ponctuels comme le Marathon intercollégial d'écriture, ou encore de coups de cœur, expériences ou réflexions littéraires. Avec le tout petit recul que j'en ai présentement, je constate que ces textes ont été déterminants dans mon attitude personnelle face à la création. En effet à peu près toutes ces chroniques traitent du rapport que l'on a ou que l'on voudrait avoir avec l'écriture. Dilettantisme ou nécessité. Elles ont aidé le jeune quinquagénaire que je suis à définir, souvent sous le couvert de l'expérience créatrice des autres et surtout des jeunots, mon propre cheminement. Cela m'a amené à ...

2000-...



Tête à tiroirs, site de création littéraire et multimédia.

Chaque tiroir, on le devine, se veut un fragment complet en soi. Il prend le ton et la forme des divagations imprévues, mais toujours exactes, d'un amateur d'insomnies. Le territoire revisité ressemble beaucoup à celui de la mémoire, soft autofiction ; j'aimerais cependant qu'il baigne dans un brouillard d'état de veille. L'écriture comme une sentinelle vigilante tournée sur le passé de l'enfance ancienne et mythifiée, sur le passé infernal des tempêtes amoureuses comme sur celui de la veille au soir, probablement banale. L'insomnie-entonnoir comme mode d'emploi du temps. Même celui à venir.


Le format du fragment renoue avec celui de mon mémoire de création, « Le désir multiplié », présenté en 1982 à l'UQTR. Sa facture d'obédience résolument postmoderne (le mot n'était pas répandu à l'époque ! ) à cause de la juxtaposition de fragments et de la mixité des genres, fait en sorte que ce texte de création ne semble pas avoir vieilli. À mon avis. Je l'ai soumis à Rabaska pour enlever la poussière que vingt années de bibliothèque d'université auront déposée sur ma jeunesse en feu. D'où la publication électronique du « Désir multiplié ».




Quelques interfaces du site de création TÊTE À TIROIRS
(Cliquez l'une ou l'autre pour y accéder.)


ÉCRITURE ET THÉÂTRE

1975-1986

Pour le Théâtre de Face, groupe d'expérimentation théâtrale, actif à Trois-Rivières pendant quelque quinze ans, différentes implications au niveau de la scénographie, de la mise en scène (« Fin de de partie » de Beckett, en collaboration avec Lise Castonguay), au niveau d'adaptation théâtrale de romans (« Le dieu des mouches » de Frédérick Tristan (mise en scène avec Renée Houle) et « Le baron perché » de Italo Calvino (mise en scène de Gilles Devault) ou au niveau de courts textes de création (la finale du spectacle « Fragments d'un discours amoureux » et « Boui-boui », ce dernier en collaboration avec Guy Rivard, dans « Meute mon amour »).
Collaborations ponctuelles à la revue ART Le Sabord et aux cahiers de théâtre Jeu.

1973

Lésés boys, courte pièce publiée en collectif par l'UQTR.
 




Gilles Devault et Jacques Paquin dans FIN DE PARTIE de Samuel Beckett,
mise en scène de Claude Bonenfant en coll. avec Lise Castonguay,
scénographie de Jean-Pierre Hamelin.




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