
21 septembre 2000 |
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Chroniques La mémoire au jour le jour par Réjean Bonenfant AU PLUS PRÈS DU SOLEIL Après une relâche de quelques semaines, il convient de se réveiller, de s'asseoir au bord du lit de la culture, de se livrer à quelques petits exercices de respiration et de pandiculation avant de se tenir debout à nouveau et de déplier nos ailes encore gourdes de sommeil. Dans le jour qui s'amenuise de plus en plus, je vais revisiter le passé et explorer le futur, raconter un souvenir et lancer quelques invitations. C'est là une façon comme une autre de reprendre pied dans le présent. Cet été, je suis demeuré à Trois-Rivières. On est venu m'y dépayser. Pendant trois semaines, le cirque Éloize s'est établi ici dans un hangar appartenant aux Ports nationaux. Qu'y a-t-il de plus laid qu'un Le cirque Éloize, fondé par sept jeunes Madelinots qui avaient étudié à l'École nationale de cirque de Montréal, existe depuis 1993. En seulement deux spectacles Nous retiendrons, ce qui est ingrat, deux moments qui nous sont apparus exceptionnels. Le numéro de roue allemande avec le jeune Antoine Carabinier Lépine nous enchante sur une musique de Rimsky-Korsakov. Ce numéro défie apparemment les lois de la physique. Nous retenons nos souffles. L'autre moment fort est certes le numéro du duo Vis Versa formé de Marie-Laure Mesnage et de Yves Decoste. Sur Pavane pour orchestre de Gabriel Fauré, ils forment peu à peu une sculpture humaine où les deux corps sont comme soudés Il faut féliciter la Corporation de développement culturel de Trois-Rivières d'avoir eu le flair de faire signer un contrat de cinq ans au Cirque Éloize. Nous avons quelques beaux étés en perspective. Incidemment, parlant de la dite Corporation, je viens de recevoir la nouvelle Politique culturelle de la ville de Trois-Rivières. La Corporation avait réuni les artistes du milieu, toutes disciplines confondues, il y a quelques mois. Lors de cette journée, nous avions remis une pétition de plusieurs centaines de noms qui demandaient que la Maison de la culture de Trois-Rivières porte officiellement le nom de Pauline Julien. Il nous tarde de vérifier si cette proposition a été retenue. La rentrée est de retour avec ses nouveaux horaires et ses nouvelles obligations. C'est toujours là un moment de l'année où j'éprouve encore un petit regret de n'avoir qu'un corps. Il y a tant à voir, à faire, à découvrir. Les 21 et 22 septembre, je me rends représenter les écrivains québécois au Forum national sur la citoyenneté et l'intégration à Québec. Ce sera sans doute là un des bons endroits pour faire valoir quelques idées. Le document de travail Finalement, une petite invitation. Le lancement de mon prochain roman, Les Vendredis amoureux aux éditions des Glanures, aura lieu le mercredi 27 septembre à la librairie Clément-Morin de Trois-Rivières à 17 h. Le comédien Michel Forgues lira des extraits du roman. Et une autre petite invitation. Dans le cadre du Festival international de la poésie (FIP), l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) organise un hommage intitulé Salut Joseph dédié à mon frère dont j'ai déjà parlé au printemps dernier dans cette chronique. Après les mots de bienvenue de Lucie Gullemette (UQTR), de Gaston Bellemare (FIP) et de Richard Giguère (Université de Sherbrooke), quatre poètes rendront hommage à Et si tu n'es pas tout à fait épuisé en cette troisième journée du Festival de la poésie, tu es également convié à assister à un hommage au poète trifluvien Clément Marchand à 11 heures, le dimanche 1er octobre à la librairie Clément-Morin du boulevard des Forges. Clément Marchand, qui vient d'avoir quatre-vingt-huit ans le 12 septembre dernier, est le doyen des écrivains québécois. ![]() |