
26 octobre 2000 |
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Chroniques Une petite par Francelyne Du-Sablon LE SON DE LA PENSÉE « La technique la plus parfaite Dès que l'élève, sur le souffle exhalé, commence à démontrer son habileté avec l'art des voyelles, je le lance à la découverte d'un monde parallèle tout aussi Si, pour le chanteur, la voyelle représente l'imagination, la passion, le souffle, la consonne représente la raison, la règle, le corps. Du juste alliage des deux naîtra le mot, la parole. L'ennui avec les consonnes est qu'on ne peut se permettre de négliger leur prononciation, les mots devenant alors vite incompréhensibles. On se retrouve alors en plein babélisme. Par contre, si on attache trop d'importance à leur prononciation, c'est la voyelle qui est brimée avec pour conséquence une ligne mélodique brisée, hachurée. Adieu beau Un autre facteur vient compliquer encore un peu plus le parcours de notre apprenti- Il faut donc pratiquer lentement, et s'armer de persévérance. Pour la patience, et le sourire, je vous livre mon bestiaire La différence fondamentale entre mécanique et technique réside dans le fait que la mécanique est strictement automatique et physique. La technique incorpore la mécanique pour la transcender par la pensée, l'écoute, l'émotion. Attendre, observer, espérer, admirer. La foi, l'impulsion, la fougue, voire les maladresses, tout accroît la vitesse de vol et on parvient doucement au moment où les commandes obéissent le mieux. Les difficultés font devenir, écrivait Saint-Exupéry. ![]() © Francelyne Du-Sablon & RABASKA MULTIMÉDIA inc. (1999-2000) Tous droits réservés. |