22 février 2001

« Soirs exquis de l'hiver,
Feux de bois et chaumières,
Je vous aime par temps sec
Dans les rues, dans les rues,
Dans les rues du vieux Québec. »

Charles Trénet, 1913-2001
In memoriam


Chronique Capsule de chez nous , par Serge Fournier
En collaboration spéciale : Claude Poirier

Suivie de Le Coin de Brigitte : L'Ancrage (aphorismes)


NEIGITUDE

Claude Poirier, directeur du TLFQ et rédacteur en chef du Dictionnaire historique du français québécois, a accepté, avec la générosité qu'on lui connaît, de nous présenter un outil de recherche fondamental en lexicographie québécoise, le Fichier du Trésor de la Langue Française au Québec (FTLFQ).
L'échantillon de fiches offert à la consultation au site du Trésor de la langue française au Québec provient du fichier lexical du TLFQ, lequel a été constitué à partir du dépouillement de diverses sources : documents d'archives (manuscrits ou imprimés), journaux et magazines, textes littéraires et scientifiques, manuscrits de radioromans et de téléromans, enregistrements oraux, relevés d'enquêtes sur le terrain, etc. Ce fichier lexical contient plus de 1 300 000 fiches manuscrites comportant chacune un ou plusieurs exemples d'emploi d'un mot ; ces exemples couvrent une période qui commence avec les voyages de Cartier (XVI e siècle) et s'étend jusqu'à nos jours.

Le fichier lexical a été constitué pour l'essentiel entre 1975 et 1990 en vue de ce dictionnaire grâce à une subvention concertée (Conseil de recherches en sciences humaines du Canada et Université Laval) et à des subventions du Fonds FCAR . L'équipe du TLFQ l'alimente régulièrement encore à la faveur des travaux des assistants de recherche et des étudiants.

Le corpus qui est actuellement disponible au site du TLFQ réunit surtout des citations tirées de journaux et de romans récents, mais on a commencé à l'enrichir d'exemples plus anciens à l'été 2000. C'est grâce à des subventions du Secrétariat à la politique linguistique du gouvernement du Québec que l'équipe du TLFQ a entrepris ce projet d'informatisation de son fichier lexical qui constitue un véritable patrimoine linguistique. Ce projet de longue haleine vise à la diffusion de l'ensemble de cette documentation auprès de tous ceux qui s'intéressent au vocabulaire québécois de jadis et d'aujourd'hui et à l'histoire de la langue française. Le fichier informatisé est appelé à rendre de grands services non seulement pour l'étude de la langue, mais aussi pour celle des divers aspects que revêtent la culture québécoise et l'histoire de notre communauté.

C'est pour une large part dans ce fichier que puise le rédacteur de cette chronique linguistique. Les contextes choisis parmi ceux offerts par le TFLQ et le Centre d'étude linguistique de la Mauricie (CELM), comme on peut facilement le constater, permettent de bien asseoir la rédaction de chacun des articles présentés.

Claude Poirier




MOTONEIGE; MOTO-NEIGE : nom fém.

Définition : Véhicule à moteur, généralement à deux places, avec skis à l'avant et chenilles à l'arrière principalement utilisé l'hiver pour le loisir, le travail ou la compétition.

Exemples d'emploi :
1. « Cette année on n'a pas de neige, c'est pas avantageux. On aurait été mieux d'acheter de la neige pis vendre notre moto-neige. » (Inf. masc., trentaine, Saint-Jean-Port-Joli, Enquêtes Gaston Dulong, FTLFQ, 1962.)

2. « L'arrivée des touristes pêcheurs dans le village de Sainte-Anne-de-la-Pérade, [se fait] par voiture, autobus et même motoneige. Il en vient de partout. On estime leur nombre à 100 000 par hiver. » (TESSIER [Albert]. Petite histoire de notre « petit poisson des chenaux » , FTLFQ, 1975, p. 17.)

3. « Comment voulez-vous que les policiers rejoignent les véhicules tout-terrain, en courant après à pied ? [...], la seule façon d'enrayer le problème c'est de procéder comme on l'a fait avec la motoneige. Il faut que les utilisateurs se donnent eux-mêmes leur propre police [...] » ( Le Nouvelliste , 15 juin 1988, p.25, col. 4, FTLFQ)

4. « Belle excursion en motoneige en fin de semaine, le bois, la nature, un petit coup de caribou, pas trop. C'est ben le fun ! » (Inf. masc., 26 ans, Yamachiche, CELM, 2001.)



Dérivé : Motoneigiste « personne qui fait de la motoneige ».

Syntagmes : Faire de la motoneige ; Club de motoneige (FTLFQ).

Historique : Des éléments formants moto (moteur) et neige.

En français québécois, le mot existe depuis l'invention du véhicule en 1960 à Valcourt, dans les Cantons de l'Est, par Joseph-Armand Bombardier. Motoneige a été largement attesté depuis et demeure, encore aujourd'hui, d'usage courant.

Catégorie : Innovation lexicale.



BORDÉE : nom fém.

Définition : Forte chute de neige.

Exemples d'emploi :
1. « La pauvre fille [Marie], elle, épiait la route. Dès qu'une forme entrait dans le chemin, elle cherchait à la reconnaître, à travers la trame de la bordée dense. [...] Depuis longtemps Marie regardait la tempête dans ce rang perdu où la bourrasque s'amusait à tourmenter quelques pauvres maisons, [...] » (SAVARD [Félix-Antoine]. Menaud, maître-draveur , Montréal, Bibliothèque québécoise [Fides], 1992, 163 p. [Éd. originale : Québec, Librairie Garneau, 1937].)

2. « Le regard perdu dans le firmament pommelé vers le nord, au défi des bourrasques de vent, des coups d'eau, des bordées de neige et des tempêtes de poudrerie (V. ce mot, à partir de la boîte liste LEXIQUE QUÉBÉCOIS ci-contre), elle énuméra joyeusement les ressources de la maison . » (GUÈVREMONT [Germaine]. Le Survenant , Montréal, éd. Fides, 1969, 198 p. [Éd. originale : 1944].)

3. « Le spectacle de notre ville sous une "bordée", sous un blizzard comme, paraît-il, on devrait dire, ce spectacle était beau ; mais infiniment triste. » (RINGUET. Confidences , Montréal, éd. Fides, 1965, 198 p.)

4. « On t'a eu une maudite bordée, ça a duré deux jours, pis y'en est tombé trois pieds de neige. » (Inf. masc., 66 ans, Saint-Gérard-des-Laurentides, CELM, 1995.)

5. « La bordée de neige qu'on a eue hier, c'est rien par rapport à avant. On a vu ben pire que ça. » (Inf. masc., 54 ans, Trois-Rivières, CELM, 2001.)

Syntagme : Bordée de neige.

Historique : Bordée tiré de border « garnir d'un bord » (1271), issu (v.1121) du francique bord que l'on restitue d'après l'ancien norois bord « arrête, extrémité supérieure du revêtement d'un navire. » (Französisches etymologisches Wörterbuch [FEW] et Dictionnaire historique de la langue française [DHLF]). En français général bordée est d'abord un terme de marine (1546) « espace parcouru par un navire au plus près du vent, sans virer de bord ». L'ancien sens collectif de « pièces d'artillerie rangées sur chaque bord d'un vaisseau » (1690), disparu, a produit le sens métaphorique de « grande quantité, salve », surtout à propos d'injures (avant 1755) (DHLF). En Saintonge, on retrouve bordée, nom féminin : « Grande quantité. Notamment une bordée de pluie ou de grêle » (FEW).


Une bordée à Québec (1975)
© Guy Rivard & Rabaska Multimédia inc.

Bordée, « chute de neige plutôt abondante », est signalé en français québécois depuis 1727 : « Baliser les chemins et les battre à chaque bordée de neige... à chaque bordée de neige qui tombera [faire] aller et venir leurs bestiaux et battre le chemin par lesdits bestiaux » (Archives nationales, Ordonnance de l'Intendant Dupuy, 27 nov. 1727). Le père Potier le relève également en 1743 : « Après les grands froids il vient ordinairement une bordee (sic) de neige ».

Depuis, bordée, avec le sens précisé, a été abondamment attesté et demeure encore très vigoureux au Québec.

Catégorie : Archaïsme (avec une extension de sens) et dialectalisme.



BANC DE NEIGE : locution nominale masc.

Définition : Amoncellement de neige formé par le vent ou causé par un travail de déneigement.

Exemples d'emploi :
1. « N'ayant qu'une mauvaise traîne sur laquelle la neige s'amoncelait au lieu de glisser, de sorte que les chiens ne pouvaient plus avancer, j'avais été contraint de porter une charge de 90 livres pesant, jusqu'au milieu de mon campement où je n'arrivai qu'après m'être enfoncé bien des fois dans des bancs de neige. » ( Lettres des nouvelles missions du Canada , 1843-1852 / éditées avec commentaires et annotations par Lorenzo CADIEUX, p.703, "Lettre 74", Sault-Sainte-Marie, 28 déc. 1850, [Père MOHLER], Montréal, Éditions Bellarmin, 1973, FTLFQ.)

2. « [...] de conduire huit heures durant par un froid coupant une charge de perches qui bascule à tous les tournants et un lourd traîneau qui verse dans les bancs de neige. » (CONSTANTIN-WEYER [Maurice]. La Bourrasque , roman, bois et dessins en couleurs de Germania Delatonsche, Montrouge, Impr. Moderne ; Paris, J. Ferenczi et fils, éditeurs, 1929, (23 septembre), FTLFQ.)

3. « Les arbres et les bancs de neige éblouissants de lumière du côté ensoleillé avaient un relief accentué [...] » (FERRON [Madeleine]. La Fin des loups-garous , Éditions HMH, Coll. L'Arbre, 1966, p.124, FTLFQ.)

4. « En tournant, j'ai voulu éviter un chien qui courait dans la rue, j'ai donné un coup de roue [volant], pis j'suis rentré dans le banc de neige. J'suis resté pogné là une bonne demi-heure. » (Inf. masc., quarantaine, Saint-Germain-de-Grantham, CELM, 1986.)

5. « Les enfants ont joué toute la journée dans le banc de neige en avant, y'a même fallu que je les chicane un peu pour qu'y rentrent. » (Inf. fém., trentaine, Cap-de-la-Madeleine, CELM, 2001.)
Historique : Banc est emprunté (1050) au germanique bank « siège allongé ». Le mot a été introduit en français par l'intermédiaire du latin populaire bancus (FEW; DHLF). Depuis le XVIe siècle, le mot désigne un " amas de matières formant une couche horizontale sous l'eau » (1529). Employé en ce sens en géographie, il entre dans la locution banc de neige (1722), adaptation possible de l'anglais snow bank « congère » (DHLF). La possibilité d'une appartenance gallo-romane n'est toutefois pas à écarter puisqu'on retrouve en wallonie banc « amas (de neige) », en Picardie banc de sable, de neige « tas, monceau », en Champagne et en Ardèche tas de neige ou bancs de neige « gros amas de neige ou congères » (FEW, bank).

En français québécois, le syntagme avec le sens d'« amoncellement de neige causé par le vent » est signalé depuis 1722. La locution est largement attestée chez nos lexicographes et se retrouve maintenant dans les pages de plusieurs répertoires français (Lexis, Trésor de la langue française - Dictionnaire de la langue du XIXe et du XXe siècle [TLF]).

Catégorie : Dialectalisme.




TUQUE : nom fém.

Définition : Bonnet de laine à bords roulés en forme de cône parfois surmonté d'un gland ou d'un pompon et qui est porté l'hiver.

Exemples d'emploi :
1. « Durant quelques minutes, le gland d'une tuque sautilla comme un grelot rouge dans le blanc ; puis, à travers le tissu de la bordée (V. ce mot, à partir de la boîte liste LEXIQUE QUÉBÉCOIS ci-contre), la voiture disparut. » (SAVARD [Félix-Antoine]. Menaud, maître-draveur , Montréal, Bibliothèque québécoise [Fides], 1992, 163 p. [Éd. originale : Québec, Librairie Garneau, 1937].)

2. « [...] le notaire se lève subitement, se promène de long en large tandis que l'avare, bien calme sur sa chaise et tenant entre ses mains sa vieille tuque de laine bleue [...] » (GRIGNON [Claude-Henri]. Un Homme et son péché (émission de radio, Radio-Canada), 04 janvier 1944, 22e émission, FTLFQ.)

3. « [...] Alexandre et Lucy se racontent des histoires de revenants et de patriotes aux tuques chaudes. » (BROSSARD [Nicole]. French Kiss : Étreinte-Exploration , Montréal, Éditions du Jour, 1974, p.138, FTLFQ.)

4. « Fa que i ava ène tuque su a tête et pis des mitaines de laine carreautées gris et rouge. » (LÉGARÉ [Clément]. Contes populaires de la Mauricie , Fides, 1978, p.138, narrés par Béatrice MORIN-GUIMOND de Saint-Alexis-des-Monts, recueillis par Carolle RICHARD et Yves BOISVERT, FTLFQ.)

5. « Dans les grosses tempêtes de neige, on calait notre tuque, pis on allait à l'école pareil. » (Inf. fém., 52 ans, Shawinigan, CELM, 1989.)

6. « Il y a quelques années, Farrah Fawcett avait passé un merveilleux week-end à ce superbe hôtel de Sainte-Adèle. Pourront-ils passer incognito ? Sur les pistes [de ski], avec une bonne tuque et un gros foulard, sait-on jamais ! » (Journal Vedettes Plus, du 18 au 24 déc. 1993, vol 9, no 32, p.17, col.3.)
Syntagme : En avoir plein la (sa) tuque (aussi le pompon) « En avoir assez » ; Bien tenir sa tuque « Être vigilant, se tenir prêt à envisager toutes les situations ».

Historique : Probablement d'un préroman tukka « courge, colline ». Tuque « sommet, montagne ; hauteur pointue, pointe rocheuse » a existé dans les parlers des Hautes-Pyrénées.

Au Québec, tuque est attesté depuis 1659 (Montréal, Archives nationales du Québec, Bénigme Basset, inventaire de Magdeleine Fabrez, FTLFQ) et est signalé abondamment depuis.

Catégorie : Dialectalisme de forme et innovation sémantique.




GLAÇON : nom masc.

Définition :
  1. Aiguille de glace qui pend principalement des toits, d'une surface quelconque, en hiver.

    Exemples d'emploi :
    1. « On se plaint avec raison de la négligence d'un grand nombre de propriétaires et de locataires qui laissent le toit de leur maison encombré de glaçons, lesquels menacent à chaque instant de poser de terribles accents circonflêxes (sic) sur la tête des passants. » (Le Canadien, « Faits divers », 27 mars 1872, p.2, col.7, FTLFQ)

    2. « [...] des glaçons pendent du toit de la grange. » (Inf. masc., 49 ans, Métabetchouan, FTLFQ, 1980.)

    3. « Avec des glaçons comme ça, accrochés à la maison, on est ben mieux de grimper les enlever avant qu'ils tombent sur le monde. » (Inf. masc., 32 ans, Louiseville, CELM, 1996.)

  2. Par analogie, au pluriel. Petit fil d'aluminium, généralement argenté, qui sert à décorer l'arbre de Noël.

    1. « Narrateur - Elle dépose ici et là des glaçons sur les branches du sapin. » (FRIGON [Jean]. Ti-Jésus Bonjour , théâtre, 1977, FTLFQ.)

    2. « Mais les maudites filles voudront pas que j'touche à rien.
    " Tu vas casser les boules. Fais attention aux glaçons. Visse pas les lumières trop fort. " » (LEBLANC [Bertrand B.]. Y sont fous, le grand monde ! , Leméac Éditeur, 1979, FTLFQ.)

    3. « Mais y'a presque juste des glaçons dans votre arbre, y'a même pas de boules de Noël. » (Anne POIRIER, 18 ans, Shawinigan-Sud, 1980, CELM.)

    4. « On faisait toujours un arbre de Noël. Il était naturel et décoré des plus belles boules, guirlandes, glaçons d'argent, avec la crèche en bois rond et les personnages en plâtre. » (Inf. masc., 46 ans, Drummondville, 1989, FTLFQ.)

Historique : De glace, bas latin glacia (IVe s.), pour le latin classique glacies « glace ». On signale glaçan et glaçon « stalactite de glace » dans les parlers de France (Vendôme et Anjou) mais, avec l'acception de " fil d'aluminium ornant l'arbre de Noël ", le mot n'est relevé ni en français général, ni dans les dialectes français.

En français québécois, le vocable, avec le sens d'« aiguille de glace », est signalé depuis la moitié du XIXe siècle. On peut alors facilement supposer que son emploi soit encore plus lointain et qu'il puisse remonter à la fin du XVIIIe siècle. Au sens de « fil brillant et argenté qui sert à décorer l'arbre de Noël », les premières attestations sont relativement récentes. Selon les enquêtes auprès d'informateurs âgés, il est toutefois assuré que glaçon « fil brillant... » ait été connu dès le début du XXe siècle.

Catégorie :
Sens I : Dialectalisme.
Sens II : Innovation sémantique.





Le Coin de Brigitte : l'Ancrage

  • « Elle a l'estomac frèt, elle n'est pas capable de rien garder. »
    Sens : Ne pas être capable de garder un secret.
    (Annie DUCHARME, quarantaine, Saint-Boniface-de-Shawinigan, CELM, 2001.)
  • « Pas de changement, pas d'agrément. »
    (Denise CHAMPAGNE, quarantaine, Shawinigan-Sud, CELM, 2001.)
  • Une comptine :
              Raminagrobis le chat
              était né dans une armoire
              mais le même jour, il tomba
              Crac ! Il se fracassa la tête
              Mon histoire finit là
              Elle aurait été plus longue cependant
              S'il avait vécu plus longtemps

    Bryan Perro nous présente cette comptine qu'il tient de son père André (chroniqueur à l'Hebdo du Saint-Maurice) et de son grand-père, Georges Perreault, originaire du Lac Saint-Jean. (CELM, 2001)
  • « Avoir le cordon du cœur trop long. »
    Sens : Être paresseux. (Nathalie BONENFANT [information], Catherine PATRY [collecte], CELM, 2000.)
  • « C'est rendu que les poules entrent le bois. »
    Sens : Être paresseux. (Éva BLOUIN [information], Jalily GOSSELIN [collecte], CELM, 2000.)
  • « Être bâti sur un frame de chat. »
    Sens : Être fragile physiquement. (Alain HARVEY [informateur], Amélie VILLEMURE [collecte], CELM, 2000.)
  • « Être fait avec de la mousse de combine. »
    Sens : Être fragile physiquement. (Alain GRENIER [informateur], Joanie GRENIER [collecte], CELM, 2000.)
  • « Être fait avec de la pisse du dimanche matin. »
    Sens : Être fragile physiquement. (Nathalie BONENFANT [information], Catherine PATRY [collecte], CELM, 2000.)
  • « Aller faire pisser la jument grise. »
    Sens : Aller aux toilettes. (Normand LAFLEUR, cinquantaine, Saint-Boniface-de-Shawinigan, CELM, 2001)
  • « Aller faire pleurer Marguerite. »
    Sens : Aller aux toilettes. (Annie RACINE, quarantaine, Saint-Boniface-de-Shawinigan, CELM, 2001)
  • Normand Lafleur a connu une époque, à Sainte-Tite, où l'église était drapée de noir lors des cérémonies funébres. Derrière, une bannière portait cette sentence : « À quoi sert à l'homme de gagner l'univers, s'il en vient à perdre son âme. » Pour amoindrir l'effet, le malaise, que pouvait créer la phrase, les plus jeunes modifiaient ainsi la formule de la banderole :           « À quoi sert à l'homme de gagner l'univers, s'il n'a pas de culottes pour passer l'hiver. »
    (Normand LAFLEUR, cinquantaine, Saint-Boniface-de-Shawinigan, CELM, 2001)
  • « On n'est pas né en dessous d'une souche. »
    Sens : Être capable d'exécuter ce qu'on exige de nous. (Annie RACINE [information], Mélissa RACINE [collecte], CELM, 2000.)
  • « Quand les Avents commencent froids, ils finissent doux. »
    (Annie RACINE [information], Mélissa RACINE [collecte], CELM, 2000.)
Je vous invite à communiquer avec moi si vous voulez me proposer mots, expressions, dictons et saillies verbales.

Je vous remercie à l¹avance !
Vous pouvez me rejoindre au courriel suivant : sefourni@sh.cgocable.ca .

Serge Fournier






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