
5 avril 2001 |
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Rabaskronik, collaboration spéciale de Claude Bonenfant L'auteur est professeur au département de français et au programme Arts et Lettres, profil Théâtre et littérature, du Cégep de Victoriaville. UN ÉQUIPAGE DE PROFS EN RABASKA VIRTUEL Nous voici trois anciens collègues de la fin des années soixante-dix au département de français du Collège Shawinigan à nous retrouver en rabaska sur la grande mer d'Internet et à croire aux vertus de cette révolution de Tous les trois, comme bien d'autres professeurs de français au collégial, nous savons bien que la classe restera toujours le lieu de convergences privilégié des apprentissages mais force nous est de constater également à quel point, pour nos étudiants branchés, et ils le sont maintenant à peu près tous, la bibliothèque ou le centre de documentation n'est plus seulement un lieu physique, mais bien un écran lumineux et un moteur de recherche performant. Et que Gutenberg peut bien se retourner dans sa tombe, voire même tourbillonner, tellement l'imprimante restitue rapidement en noir sur blanc les graphèmes de lumière qui dansent sur la fibre optique. « Oui, l'utopique Babel prend forme. La bibliothèque, le musée, de même que la boutique et le bordel, sont engrangés, encagés dans un hénaurme cerveau, ubuesque et fort probablement risible. L'avenir nous le dira. Le seul mot d'ordre Nous croyons que la littérature, dans n'importe quelle de ses manifestations, recherche, exégèse et création, ne doit pas être le parent pauvre du cerveau virtuel francophone. Plus accessible que le texte sur support papier parce que disponible instantanément, plus formatrice aussi parce que possiblement interreliée par des hyperliens pertinents à des savoirs complémentaires très souvent structurants, la publication électronique s'avère l'outil par excellence que la fin du deuxième millénaire réservait peut-être, qui sait, à l'émergence d'un nouvel humanisme. Mais trêve de rêve, présentons les trois Serge Fournier du Collège Shawinigan, sous la rubrique Capsule de chez nous (ci-contre), propose depuis février 2000 des chroniques linguistiques. Déjà plus d'une vingtaine de capsules mettent en lumière nos perceptions sur la langue des Québécois, définissent des concepts primordiaux tels les archaïsmes, néologismes, anglicismes et autres ismes caractéristiques de la discipline. Surtout elles permettent de mettre à profit les données colligées par le Centre d'étude linguistique de la Mauricie (CELM) depuis sa fondation au Collège Shawinigan en 1980. Cette rubrique inclut déjà la définition de plus d'une centaine de mots mettant en ligne, sous la forme d'un dictionnaire différentiel évolutif, les particularités du français québécois. Chaque nouvelle entrée est ajoutée à la boîte liste LEXIQUE QUÉBÉCOIS (ci-contre) permettant d'accéder au contenu de l'article sélectionné. Mentionnons pêle-mêle quelques titres Les étudiants du professeur linguiste utilisent ce dictionnaire virtuel (dans le cadre de travaux sur les particularismes du vocabulaire québécois) dont on retrouve l'adresse dans le répertoire Internet des meilleurs sites pour l'amélioration de la langue du site du Centre collégial de développement de matériel didactique (CCDMD). À compter du 9 avril prochain, une nouvelle formule permettra l'étude hebdomadaire d'un nouveau vocable qui s'ajoutera à la boîte liste Lexique québécois, ce sera Jean-Denis Pellerin, du Cégep de Drummondville, s'intéresse, comme le titre de sa rubrique le mentionne, à L'imaginaire et l'humain (ci-contre) et plus particulièrement aux représentations symboliques dans les contes de fées. Dans un premier temps, l'auteur nous convie à explorer avec lui les fonctions que le conte, par ses images, exerce sur la rêverie enfantine et répertorie les symboles les plus fréquents dans les contes les plus connus. Suit une étude approfondie -unique sur le Web francophone-, en quatre articles, du processus d'identification et de la symbolique du dépassement dans L'Histoire sans fin I, film réalisé en 1984 par Wolfgang Petersen d'après le livre concept de Michaël Ende. Mon plus grand plaisir, outre bien sûr la finesse et souvent la truculence du propos de l'analyste, aura été une véritable perle grâce à un hyperlien sur le mot fable, dans la chronique du 20 octobre 2000, Raconter ou faire lire les contes de Selon M. Pellerin, Enfin moi, qui enseigne au Cégep de Victoriaville, je me proposais, en lançant mes bouteilles des Chroniques à la mer (ci-contre), de simplement partager, au hasard des courants, mes coups de cur littéraires. Une lettre À Pablo Neruda qui irait se balancer devant l'Isla Negra où repose la dépouille du poète s'avérait un excellent prétexte à vilipender cet affreux vieillard de Pinochet dont l'extradition vers son pays faisait la manchette, tout en redisant mon amour des Chiliens en exil après le putsch de 73. Une façon aussi d'ancrer dans la réalité, pour le bénéfice de mes étudiants du cours Langages des arts et des lettres, le roman Une ardente patience de Skarmeta et le film Le Facteur réalisé par Radford ainsi que l'uvre de cet exemplaire poète de la solidarité. Mais au fur et à mesure des notes de lecture ponctuelles sur des uvres bien précises comme Le Pigeon de Patrick Süskind ou Si j'étais vous de Julien Green, je me suis rendu compte à un moment donné que mes intérêts ainsi que les réflexions proposées s'apparentaient plus aux activités d'écriture qu'à celles de la lecture. C'est ainsi qu'avec Hermann Hesse et son velléitaire et risible Charles-Eugène Eiselein, ou encore avec mes présomptueuses, sinon seulement somptueuses, expéditions calligraphiques dans Graffiti nature, j'ai dérivé facilement vers les contrées de la création. Outre des réflexions, disons-le tout à fait spéculaires, sur ces drôles de zigotos qui participent au Marathon d'écriture 2000 à notre cégep -Écrire, à dix-huit ans- ou encore à travers les créations de mes élèves du cours Productions théâtrales -La Dernière Scène-, la série des douze chroniques entre janvier et juillet (maintenant dans les archives des chroniques) aura été avant tout significative pour recentrer mon rapport à la création littéraire. Ars longa vita brevis, pourrait-on dire. C'est ainsi que Claude Arnaud (pseudonyme du baptême-rabaska en hommage à ma mère et à son patronyme, bien entendu sans le Saint-:) Bonenfant dévoile sa Tête à tiroirs à raison d'un tiroir par mois dans la section Mondes (où nous retrouvons également le site de Gilles Devault, poète, peintre, professeur au département de Littérature et communication du Cégep de Trois-Rivières, ainsi que le site par chemins Poésie, prolongement virtuel de la dernière édition du Festival international de la poésie de Trois-Rivières). Tête à tiroirs se veut un site d'expérimentation littéraire et multimédia, Disparate tout ça, Claude Arnaud Bonenfant NB Rabaska propose d'autres chroniques culturelles. Lisez-y aussi la rubrique Choses apprises par Guy Drouin, professeur de français à l'Université Sainte-Anne de Nouvelle-Écosse; la série de chroniques sur la musique Une petite note à votre intention par la professeure de chant Francelyne Du-Sablon ou encore la rubrique de l'actualité culturelle et littéraire La mémoire au jour le jour par l'écrivain Réjean Bonenfant (prof de français au secondaire à la retraite) qui présentait, le 16 février dernier, les six recueils d'Un poète qui nous © Guy Rivard & RABASKA MULTIMÉDIA inc. (2001) Tous droits réservés. |