
plus le fer rougit
l'automne des plaisirs
incruste son encre dans mes veines
longue chaleur
en majuscules des éclats de vie sèchent sur les yeux oxydés
dans leur coin
les immortelles vieillissent
le bleu se ride
et la chaude mi-saison fait un soleil d'accoutrement
puis le temps d'hier jailli
à chaque innocent repli
des armoiries exactes et colorées me tirent un chapeau pitoyable
saluent en courbettes le saltimbanque bariolé
surgi
ce parterre bruyant
la dépouille subite
ce grand jardin lisse et vert
s'étale en flots lents
sous les haies
à nouveau se moulent les rondes collines
du temps enfant
la muraille d'arbres encercle
les mille oiseaux de notre ciel
le bloc des cèdres
bancs de couleur
les fleurs en îles
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Merci à Yvon Bonenfant pour la numérisation du texte dactylographié.
© Claude Bonenfant (1980-2001)
et RABASKA MULTIMÉDIA inc. (2001)
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