
au départ la maison blanche
ce toit doublement bleu
le chemin écorché de rocher écorché
fleurs rouges et lilas
les vrais jardins ouvragés
les pics des blés d'inde
les lys oranges
vers la prose sauvage
les fraises sucrées des lèvres de sang
les champs s'en vont au bois
un rayon de soleil
s'appuyait sur le coin de la galerie
tout l'après-midi
je regarde palpiter des villes brûlantes
des inconnus familiers dansent dans des rues enivrées
en me dévisageant
dans un couloir réversible
miroir d'âge
nous savions si peu
si farouchement
en ces temps d'après-midi
que tout craque
sous nos pieds bouillonnants
que les jeux coulants s'étouffent dans leurs rires
tous ces gros morceaux
beurrés de soleil
les coteaux le petit bois les grandes aires
peuvent débouler de leur immobilité
coincer nos têtes
que notre enfance court sur un puzzle truqué tendre
avec des trous qui se font jour
quand nos corps sont cassés
Début du poème / SUIVANT.
Merci à Yvon Bonenfant pour la numérisation du texte dactylographié.
© Claude Bonenfant (1980-2001)
et RABASKA MULTIMÉDIA inc. (2001)
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