
le regard intransigeant de ce silence assourdit ma longue marche en fuite
indolents granulés
les bruissements des sables comme les tambours du coeur
bruit d'eau coagulée
le vacarme
le vacarme inaudible de cette avalanche masquée dans la gorge des souvenirs
les mêmes grands oiseaux ouateux soulèvent les vents
les mêmes yeux d'eau prêtent vie
dans le triste horizon
mais la poudre blanche des os éteint les volcans
en ce jour supplicié
le morne feu au-dedans du soleil
printemps de papier coloré
un peu trop vives
transparentes teintes
peu importe la source poreuse
l'eau fait son chemin entre les vides épais
sentant s'alourdir encore la joie
coulé pesant dans le sombre bonheur
d'être si bien lié aux pieds d'un arbre
Début du poème / SUIVANT
Merci à Yvon Bonenfant pour la numérisation du texte dactylographié.
© Claude Bonenfant (1980-2001)
et RABASKA MULTIMÉDIA inc. (2001)
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