Et là, sous les piles de draps neufs et de taies d'oreillers brodées, parmi les minuscules cadeaux à l'emballage identique, ont été soigneusement camouflés, dans des sacs de papier brun, les caramels et les fudges, les sûrettes jaunes qui font grimacer, les jelly beans aussi multicolores que les bonbons français, les tuques en chocolat, les insignifiantes paparmanes, les pinottes en écales. Et puis c'est la bonbonnière de fer blanc à l'effigie d'Élizabeth II, il l'avait déviné, toute pleine de sucre à la crème. L'enfant entrouvre, regarde et referme. Sauf les énigmatiques petits cadeaux, c'est entendu. Il les compte : quatre. Pour les quatre petits gars bien sûr. Et ces deux-là, un peu plus gros, à l'évidence pour ses deux grandes soeurs.