L'homme voudrait bien refermer ici le tiroir aux tiroirs et s'endormir ici, dans l'hiver québécois des années cinquante, dans le haut du rang de la Grande-Ligne, dans ce rêve de confiseries et de boutons de manchettes étincelants. Avec leur pierre d'Alaska de taille différente d'une paire de manchettes à l'autre ou d'un collier à l'autre. S'endormir ici à la distribution des cadeaux, dans la chaleur des sourires et des embrassades, dans l'odeur du ragoût, dans la musique joyeuse de son folklore familial. Mais, il y a toujours un mais, sa main glisse un peu plus loin, dans le piège odorant d'une boîte de chocolats aux cerises.